En quoi la garde d’enfant peut-elle devenir un risque ?

Publié le : 20 août 20207 mins de lecture

Les enfants sont des faisceaux d’énergie. Ils sont enragés, ils courent et malheureusement, ils tombent parfois. Ce n’est pas toujours une simple égratignure. Toute personne qui s’occupe d’enfants porte une grande responsabilité et doit prendre des précautions. En cas d’accident grave, la question posée est de savoir si les enfants ont été correctement surveillés. Peu importe que la garde d’enfants soit assurée par la gardienne, le gardien ou le voisin amical.

Les erreurs dans la garde d’enfants deviennent vite risquées

Une grand-mère a même porté le tragique accident de son petit-fils devant la Cour sociale fédérale. Le garçon était tombé dans une piscine quand il avait un an alors qu’il était sous la garde de sa grand-mère. L’enfant est gravement handicapé depuis l’accident. La femme était d’avis que la caisse d’assurance accident légale devait reconnaître l’accident comme une institution de l’État. Mais les juges n’étaient pas d’accord avec cela. Selon elle, il n’y a pas de couverture d’assurance de ce type, car le Bureau d’aide sociale à la jeunesse n’est pas impliqué dans la relation de soins. La grand-mère n’avait pas reçu d’argent pour la garde d’enfants et n’avait pas été enregistrée comme garderie. Toutefois, cette protection contre les accidents ne s’applique que si l’on entre dans une zone de responsabilité organisée par l’État. La grand-mère doit maintenant payer des dommages et intérêts d’au moins d’une centaine euros après tout, la femme a une assurance responsabilité civile, qui doit désormais être couverte. C’est précisément ce type d’assurance adéquate qui est important pour tous ceux qui s’occupent d’enfants.

Une police d’assurance protège contre la responsabilité en cas de contrôle

La question de la responsabilité en cas d’accident concerne principalement les gardes d’enfants. Même avec la meilleure surveillance, on ne peut exclure que des enfants soient victimes d’accidents, de dommages ou de blessures mutuelles. Si la victime de l’accident reste blessée de façon permanente, cela peut avoir des conséquences financières considérables pour la garde d’enfants. D’une part, il y a les coûts de traitement, plus les éventuels coûts de soins ou même les indemnités pour la douleur et la souffrance. Parce qu’un enfant qui blesse une autre personne ou endommage une voiture en jetant une pierre, par exemple, ne peut être poursuivi pour absence de responsabilité pénale s’il a moins de sept ans.

Il est donc important que tous ceux qui s’occupent professionnellement d’enfants souscrivent une assurance responsabilité civile spéciale qui inclut explicitement les enfants qui leur sont confiés. Il peut même être possible de souscrire une assurance responsabilité civile, commerciale pour couvrir les risques liés à la garde d’enfants. D’ailleurs, cet aspect devrait également être discuté au préalable par tous les parents qui ont choisi cette forme de garde pour leurs enfants.

L’assurance accident est souvent insuffisante pour couvrir le devoir de surveillance

Les enfants pour lesquels le Bureau d’aide sociale à la jeunesse joue un rôle en les plaçant chez une assistante maternelle bénéficient de la protection de l’assurance accident légale pendant la période de garde qu’ils soient en excursion sur un terrain de jeux ou qu’ils fassent la sieste. Ce séjour est alors similaire à celui de la crèche ou du jardin d’enfants. Et cela vaut également pour l’arrivée et le départ. Toutefois, les experts recommandent de souscrire une assurance accident privée pour votre enfant dans ces cas également. Raison : dans le cas d’accidents graves ayant des coûts élevés, les prestations de l’assurance accident obligatoire sont souvent insuffisantes.

Même la baby-sitter occasionnellement engagée et libre doit prendre des précautions raisonnables. Il est conseillé à ce groupe de personnes de souscrire une assurance responsabilité civile privée avec une extension. La police devrait couvrir les dommages dits de courtoisie. Une consultation avec la compagnie d’assurance sur cette question vaut en tout cas la peine. Si les baby-sitters exercent leur devoir de surveillance contre la rémunération, ils auront en tout cas besoin de plus que l’assurance responsabilité civile privée classique. Dans ce cas, il est conseillé d’étendre la couverture d’assurance sous l’aspect que l’assuré travaille comme baby-sitter à temps partiel.

Les parents de l’enfant sont responsables si quelque chose arrive à l’enfant qui s’en occupe lui-même ou si des tiers sont lésés par l’enfant sans que le devoir de surveillance ait été violé. Dans ce cas, l’assurance responsabilité civile privée des parents prend généralement effet. En cas d’accident ou de dommage, la question se pose en tout cas de savoir si l’aidant a violé son devoir de surveillance.

La question de la violation du devoir de surveillance

Ce concept est clairement défini dans la jurisprudence. L’objectif est d’éliminer les dangers pour l’enfant, d’informer l’enfant des dangers, de surveiller l’enfant de manière adéquate et d’intervenir si nécessaire. Les caractéristiques individuelles de l’enfant doivent être prises en compte. Un exemple : si un enfant monte sur un échafaudage à grimper manifestement pourri qui se trouve dans le jardin de la personne qui s’occupe de lui et dont la sécurité n’a pas été vérifiée depuis longtemps, on peut supposer que cette personne a négligé son devoir de surveillance.

S’il est prouvé que l’aidant a manqué à son devoir de surveillance, la jurisprudence établit une distinction entre un cas de négligence accidentel ou un cas de préméditation délibéré. Si un dommage en résulte, des conséquences de droit pénal et de droit civil peuvent en découler. Si la santé de l’enfant est compromise, les parents de l’enfant peuvent déposer une plainte pénale. Conséquence pénale possible : une condamnation pour blessure corporelle par négligence. Cette conséquence peut également se produire si l’enfant à prendre en charge a subi des dommages physiques, à lui-même ou à d’autres personnes.

En vertu du droit civil, un superviseur peut être poursuivi en réparation des dommages subis. Cela prend souvent la forme d’une indemnisation pour les dommages subis. En cas d’atteinte à la santé, les frais médicaux doivent être payés. Dans certaines circonstances, une indemnisation pour préjudice moral doit également être versée. Contrairement à la responsabilité pénale, les preuves en droit civil sont inverses, car le superviseur doit prouver qu’il n’a pas violé le devoir de surveillance.

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